Vers la diversité ?

Avez vous remarqué dernièrement les nouvelles campagnes de publicité pour la lingerie et les maillots de bain féminins ? Avez vous senti ce vent de fraîcheur et de naturel qui souffle sur les affiches, balayant doucement des années de dictat de minceur et de beauté formatée ?

Chaque époque historique a eu ses canons de beauté : se balader au Louvre, parmi les siècles, donne tout de suite à voir quelles étaient les « normes » de chaque temps, et force est de constater qu’aucune ne se ressemble : teint, taille, pilosité, tenues, postures, tout y est passé, aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

Il serait peut être temps, et j’ose croire que c’est ce vers quoi nous nous dirigeons, de se dire que la beauté est surtout dans l’oeil de celui qui la regarde, et qu’elle est aussi variée et différente que nous le sommes tous.

Que l’on soit mince ou gros.se, grand.e ou petit.e, brun.e ou blond.e, teint pâle ou peau d’ébène, entier.e ou amputé.e, tous nous avons notre beauté personnelle. Celle que certains ne verront pas parce qu’elle ne correspond pas à leurs idéaux, mais que d’autres verront.

A force de vouloir plaire au plus grand nombre, on se perd dans des schémas qui finalement ne correspondent qu’à un petit pourcentage de la population, et on persuade depuis longtemps le reste du monde que c’est ça la beauté, et pas autre chose.

En philosophie, la beauté est très souvent discutée, car tellement subjective que la définir relève de la gageure. Ou de l’arrogance. Car après tout, qui sont ceux qui tentent de nous imposer des normes à ce sujet ? Les artistes ? Je ne pense pas, ils ne font que raconter leur vision du monde. Les publicitaires, pour nous vendre des produits qui n’ont aucun rapport avec le produit? Certainement … mais nous avons nous mêmes la responsabilité d’avoir laissé faire. Et d’entretenir la machine en réagissant par le rejet quand on nous présente des choses différentes.

Alors, si nous commencions par regarder les gens autour de nous, par arrêter de vouloir dire « il est beau, elle est belle » ou « il est moche, elle est moche », et considérons les gens pour la somme de ce qu’ils sont.

Et la laideur alors, me direz vous ? Et bien de la même façon, ce genre d’appréciation est très subjectif, et personnel à chacun. Ce que vous trouvez beau peut être d’une laideur repoussante pour d’autres et inversement.
Se garder de vouloir imposer sa vision des choses aux autres est important. Parce qu’à tenter de convaincre les autres que celle là est la bonne, certains cèdent sous la pression, et on se retrouve avec un système qui stigmatise tout ce qui n’entre pas dans ce cadre. A exclure.

Je suis toujours aussi émerveillée en découvrant des artistes tous supports qui ouvrent le esprit plutôt que l’enfermer. Ceux qui vont chercher la lumière là où ils portent leur regard, plutôt que ceux qui veulent mettre en lumière ce qu’ils estiment en être, et reléguer dans l’ombre tout le reste. Une vision bien étriquée des merveilles du monde.

Alors merci à ces artistes de nous mener vers la lumière …

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.