Maryssa Rachel

Elle me fait le grand honneur d’inaugurer les interviews d’artistes.
Auteure, photographe, plasticienne, femme de caractère, je l’admire depuis quelques temps, au travers de ce qu’elle écrit et de ce qu’elle dit. J’ai découvert il y a peu ses talents de photographe, et son regard magique sur les gens.
Un grand merci à toi de te prêter au jeu !

D’ailleurs, pour ceux qui souhaitent voir et profiter d’un atelier, elle organise une journée photo le 1er Avril (et ce n’est pas une blague !!!!).
Les informations en fin d’article.

Qui est Maryssa Rachel ?

Si quelqu’un le sait, qu’il m’apporte la réponse (sourire)
[Ndlr : j’ai ma petite idée là dessus, pour faire court, un bordel d’être humain de ouf]

Comment est venue cette envie de photographier ?

En 2010, j’étais suivie par un tremplin artistique, à l’époque j’étais plasticienne. Je venais de m’acheter un appareil photos, et j’avais pris des potes, comme ça, pour le fun, les photos sont tombées au sol, et la nana qui s’occupait du tremplin m’a dit qu’il fallait que j’en fasse mon métier. J’ai souri mais je me suis dit « pourquoi pas». Quand j’ai vu ces femmes et ces hommes se transformer devant mon objectif, quand je les ai vus lâcher prise et donner un max de leur personne, j’ai su que c’était l’un des boulot que je voulais faire. Donner du bien aux gens, y a rien de plus grisant.

Et qu’est ce qui détermine le choix des sujets ?

Ce sont les gens qui viennent à moi. Ils ont besoin de se sentir beaux et belles, de faire sortir ce qu’ils et elles n’osent pas faire sortir dans leur vie quotidienne.

Que penses-tu de la vague de censure qui s’abat actuellement sur les réseaux sociaux, ciblant plus particulièrement tout ce qui a trait au corps et à la sexualité ?

Je suis partagée sur le sujet. C’est bien pour ceux qui abusent et qui n’ont de cesse «d’objetiser » la femme et la sexualité, mais je pense que c’est plus hypocrite qu’autre chose en fait. Le cul et la bouffe sont les deux sujets qui ont toujours fait tourner le monde, et on est là à censurer l’incensurable, comme si le fait de ne plus montrer pouvait supprimer les envies, les fantasmes, le désir et j’en passe…

Cela va-t-il changer ta façon de faire, de dire, de montrer ?

Je le fais différemment aujourd’hui. Tu sais, je privilégie le rapport que j’ai avec les personnes qui viennent à moi, je ne suis pas obligée de dévoiler « aux yeux du monde » mon travail. Aujourd’hui, je n’ai plus rien à prouver, le bouche à oreille fonctionne à merveille. Donc je poste moins sur les réseaux sociaux. Auteure, photographe, dans tes œuvres tu explores justement le rapport au sexe sous différents angles.

Quelle est pour toi l’évolution qui se profile dans ce domaine ? Tes projets actuels et futurs ? Un message à passer ?

Comme je le disais dernièrement à une amie, mon travail photo et mon travail littéraire sont complémentaires. Je dénonce le mal-être de la société actuelle par le biais de mes écrits, et par la photo je sublime les êtres. J’ai l’impression que la société part en couilles à moins qu’on soit en période de réajustement. Je m’explique. Pendant des années les femmes ont été l’OBJET de fantasme des hommes, elles ont été harcelées, malmenées, aujourd’hui, elles n’ont plus envie de se laisser faire. Et c’est une bonne chose. Je pense que dans l’avenir, la femme va reprendre possession de son être, ça commence d’ailleurs. Les femmes n’ont pas besoin de montrer leur cul pour être intéressantes, si seulement on pouvait exposer les photos de notre cerveau…c’est un peu tordu ce que je dis là…
Projets actuels et futurs ? En ce qui concerne la littérature, ÉTAT LIMITE, la suite d’Outrage, devrait être publiée dans quelques mois. J’ai encore quatre bouquins à présenter aux maisons d’éditions. En ce qui concerne la photo, je vais m’y remettre, à fond… puis j’ai des projets de courts métrages avec Mitsouko, cette femme est formidable…

Un message à faire passer ?

Nourrissons notre esprit, cultivons-nous, car c’est par la connaissance qu’on parvient à défendre ses idées et à ne pas se laisser manipuler. Entourons nous d’amour aussi, osons dire « je t’aime », osons dire « merci », osons dire « pardon »… amen…

Pour en savoir plus :
Facebook Auteure
Facebook Photographe

Flyer by Mitsou Ko

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