Back on track

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Bloquée un mois. Punie, mise au coin, infantilisée pour des photos qui relèvent plus du sensuel que du sexuel.

La censure aveugle poursuit son chemin. L’aseptisation. L’omerta sur le corps humain. Parce que finalement c’est ça qui se profile en dommage collatéral.

Sous prétexte de prévenir la pédopornographie (ce qui au passage est une excellente cause) on décide de supprimer tout ce qui pourrait de près ou de loin s’apparenter à montrer le corps et la sexualité, même suggérée.
Ce serait comme dire « cette forêt est pleine de mauvaises herbes, détruisons la forêt. »

On me dit que Facebook après tout est une société privée et qu’elle fait ce qu’elle veut.  Peut être. Et finalement nous avons été bien naïfs de prendre ce média pour un espace de partage et de liberté d’expression, de propagation d’idées (bonnes ou mauvaises peut être ). Il devient en quelque sorte une arme de contrôle de l’information donnée et des gens qui les lisent.

Oui on me dira « mais ça a toujours été comme ça ! ». Sauf que jusqu’à présent en fouillant un peu on pouvait recouper des sources et avoir une vue plus ouverte des choses.

Facebook, les réseaux sociaux, sont des outils dont il est compliqué de se passer aujourd’hui. Notre monde va trop vite, et dans cette course, si les seules informations qui arrivent sont tronquées, nous perdons peu à peu notre sens de l’analyse, de la réflexion, de la critique.

« Tout ça pour des photos ? Et de cul en plus ? Tu ne crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin? Ça n’a jamais révolutionné une photo ! « 

Et pourtant si … Tien An Men … La Jeune fille à la fleur, La petite fille brûlée au napalm, la première femme à courir un marathon … Je prends volontairement des exemples marquants, historiques, car oui, les photos peuvent révolutionner le regard et la perception des choses.

Et dans cette nouvelle ère, où les hommes et les femmes apprennent ensemble à vivre autrement, à se voir autrement, pouvoir regarder un corps, l’admirer, sans en faire quelque chose de sale ou avilissant, et bien c’est déjà quelque chose. Pas question de banaliser, mais montrer que le corps est l’une de nos facettes, qu’il n’y a aucune honte à avoir

Alors il va falloir apprendre à contourner et détourner les règles pour qu’un peu de liberté souffle. Pour que l’on puisse voir autre chose que ce que l’on veut nous vendre. Qu’on puisse voir aussi ce qui nous est offert. 

En attendant un réseau qui soit effectivement libre. (Quoi je rêve ? Laissez moi rêver va!)

Sensualité(s)

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Quand on pense photos sensuelles, on imagine tout de suite photos de femmes. Des seins, des fesses, des creux et des monts, des ventres plats et des dos sculptés et cambrés, le tout dans un clair-obscur qui laisse deviner plus que voir.

Ne souriez pas, je devine que c’est bien ça. Et je ne vous blâme pas … après tout, c’est ce que l’on nous présente en permanence. Joli à regarder, mais un peu limité.
Si nous cherchions plus loin que cet imaginaire collectif créé par et pour des hommes ?
Entendons nous, je ne dis pas que les femmes, n’apprécient pas ces photos. Mais ça ne suffit pas toujours pour qu’elles les qualifient de « sensuelles ».
Ouvrons juste le regard sur ce qui est l’essence même de la sensualité, au-delà de la plastique et de la lumière.

Se souvenir que derrière l’image, il y a une personne, et que, avec l’aide du photographe, c’est elle qui nous touche.
La sensualité est sensation, envie, impression, un quelque chose qui allume l’étincelle du désir.
Le grain de peau, le geste, la pose, l’intensité du regard, le mouvement du corps. Et le réveil de l’imaginaire sur les sensations que cela pourrait procurer de toucher, sentir, goûter …
Ce peut être une femme, ou un homme, ou les deux, ou deux femmes ou deux hommes, ou plus encore …

J’aime la sensualité que le corps des hommes dégage.
La rondeur d’une fesse, la force d’une mâchoire, la délicatesse d’une main sur une nuque ou la puissance d’un œil qui nous fixe.
J’aime la sensualité que le corps des femmes dégage quand elles osent le laisser s’exprimer sans avoir peur de se montrer telles qu’elles sont. Un sein rond, une peau veloutée, des cuisses douces, un regard intense.

J’aime quand l’être transcende le paraître.
C’est tout ça la sensualité : une alchimie des sens animée par une âme.